Vendredi 27 novembre 2020

Une maison de prière pour tous les peuples (Esaïe 56,1-8)


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Le livre du prophète Esaïe n’est pas écrit d’un seul morceau ni par un seul auteur. Une observation minutieuse de l’ensemble témoigne d’une histoire littéraire complexe. Les biblistes s’accordent pour situer cette troisième partie du livre d’Esaïe lors du retour de l’Exil. Revenir d’un pays qui vous a retenus captifs, retrouver son lieu et son Dieu, a semble-t-il ouvert à de nouvelles dispositions! Les étrangers qui vivaient sans reconnaissance légale sont désormais admis à la protection du droit. Les eunuques qui étaient exclus de l’assemblée des fidèles (et du sacerdoce aussi) peuvent aspirer à une fécondité spirituelle. Tous sont désormais accueillis pleinement dans l’Alliance! Personne ne sera plus l’objet d’exclusion ou de discrimination dans ce «salut qui est sur le point d’arriver» (v. 1). Esaïe appelle à une société qui libère et qui fait des «ghettos» anciens «une maison de prière pour tous les peuples»! Ces paroles, nous les connaissons aussi dans les évangiles, à un moment où Jésus restaure avec vigueur le sens réel de la vie spirituelle de son peuple (Mc 11,17)! L’universalisme de l’auteur se lit ici: L’appartenance n’est pas un «nationalisme», mais c’est à l’Esprit du Seigneur que cette communauté devra son unité… et son engagement à vivre cette alliance de paix!

Eric Imseng

Prière: Seigneur, ta maison de prière réjouit mon cœur! Et je veux y tenir ma place, en louant ton nom avec mes sœurs et frères de toutes les nations!  

Référence biblique : Esaïe 56, 1 - 8

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